Programmatique

RGPD et SEA : Que faut-il faire pour être prêt sur les moteurs de recherche ?

Le 25 mai prochain entrera en vigueur le Règlement Général sur la Protection des données (RGPD) qui remet au centre des préoccupations la liberté fondamentale des citoyens de choisir à qui confier leurs données personnelles et qui responsabilise grandement les entreprises dans le traitement des données de leurs clients et salariés. Avec une mise en application aujourd’hui, le RGPD va avoir des impacts directs sur de nombreux acteurs digitaux, qu’ils soient annonceurs, régies ou agences digitales.

 

Quelles sont les données récoltées en SEA ?

 

Bien que les éléments permettant l’identification d’un internaute ne soient pas directement disponibles depuis les différentes plateformes de gestion de campagne publicitaire, cela reste possible, et donc soumis au RGPD. Par exemple, chaque clic réalisé sur Google est associé à un identifiant unique : le GClid. Celui-ci, combiné à d’autres éléments (adresse ip ou mail par exemple), pourraient permettre l’identification d’internautes.
Bien entendu, les acteurs phares du Web se sont déjà alignés aux textes qui composent le RGPD. L’utilisation de Bing Ad ou d’Adwords n’entrainera donc aucune sanction pour les annonceurs si les principales bonnes pratiques sont bien respectées.

Les deux éléments à valider pour être prêt

Attention toutefois, car même si Google est en conformité avec le RGPD, cela ne veut pas dire pour autant que rien ne doit être fait sur votre compte Adwords.
Le premier point à valider, c’est bien entendu d’accepter les nouvelles conditions de la plateforme Adwords. Rien de surprenant dans tout cela, la plupart des outils connectés à internet ont déjà dû vous le demander.
Le second point est de vérifier que vos listes de remarketing ne conservent pas de cookie au-delà de 390 jours, soit 13 mois.

Comment m’assurer que mes listes de remarketing sont conformes ?

Pour vérifier la durée de vie des cookies de vos listes de remarketing dans Adwords, il vous suffit d’accéder au menu de gestion des listes, d’en vérifier la durée, et de la modifier si besoin.

 

Concernant les listes créées depuis Google Analytics, il vous faudra vérifier ces paramètres depuis la fenêtre d’administration et, dans le menu de gestion des audiences, les vérifier.

 


 

Bien entendu, aucune liste ne doit posséder une durée de validité supérieure à 390 jours. Toutes les listes doivent donc être correctement vérifiées.

Et Bing dans tout ça ?

Concernant Bing, aucune action n’est requise pour le moment. En effet, la durée maximale des cookies Bing étant de 180 jours, nul besoin d’en vérifier ou d’en modifier la durée de vie.

 

Ne pas oublier le Customer match

Parmi les données utilisées dans le ciblage des campagnes, nous avons également les bases CRM client via le customer match. Le RGPD prévoit, outre l’obligation de redemander le consentement des visiteurs de votre site web pour le traitement des cookies tous les 13 mois, de supprimer les données personnelles des personnes inactives depuis 3 ans de votre base de données et idéalement les placer dans une base d'exclusion vous permettant de justifier de vos traitements. 

 

Et enfin la mesure

Selon le type d’outil utilisé pour mesurer la performance de vos campagnes digitales, il est possible que vous constatiez une baisse de vos résultats en SEA, les visiteurs refusant de donner leur consentement ne pouvant plus être identifiés. Il est donc primordial de suivre de près l’évolution de vos performances pour ajuster les stratégies mises en place et notamment les règles d’enchères automatisées basées sur les algorithmes pour ne pas trop diminuer vos volumes.

 

Forte d’une équipe de 40 experts SEA et 30 experts Data, iProspect peut vous accompagner également sur des sujets très opérationnels liés purement au SEA ou sur des sujets plus transverses autour de la bonne utilisation de vos données. N’hésitez pas à nous contacter.