Obtenez le meilleur
d'iProspect dans votre
boîte courriel!

Inscrivez-vous à notre infolettre mensuelle :

Pas aujourd'hui / Je suis déjà inscrit

Actualité iProspect

L’avenir du commerce du détail à l’honneur du RDV D-Tail

La rencontre annuelle des professionnels marketing du commerce de détail organisée par Infopresse en collaboration avec iProspect proposait des conférences, des études de cas, des discussions et des ateliers afin d’aider les détaillants québécois à élaborer leur stratégie marketing d’entreprise. De cette journée, nous retiendrons quatre axes de réflexion:

1. Le numérique révolutionne le secteur du détail

Leopold Turgeon, président-directeur général du CQCD (Conseil québécois du commerce de détail) a ouvert le bal en posant une question simple : le commerce de détail va t-il bien ? Selon lui, oui.

Les médias véhiculent une image du commerce de détail en chute libre et le numérique est souvent perçu comme une menace par des détaillants qui ont peu de temps et d’argent à investir dans les technologies. Mais pour M. Turgeon, bien que le numérique bouleverse le secteur du détail de par l’arrivée notamment sur les marchés d’entreprises comme Alibaba (géant chinois du e-commerce), il peut aussi être perçu comme une opportunité. Le challenge actuel pour les détaillants est de s’approprier les technologies que maîtrisent déjà parfaitement les pure players, c’est à dire les acteurs 100% web.

Le commerce de détail est donc en redéfinition et il existe aujourd’hui trois types d’entreprises : celles qui manquent la révolution numérique (Kodak par exemple), celles qui s’adaptent aux nouvelles technologies et celles qui naissent grâce au numérique.

2. La performance dans le commerce de détail

Opter pour le Single Stack

Dans le contexte du numérique, les entreprises obtiennent un grand volume de données qui sont souvent mal analysées. On parle d’entreprises « data rich and insight poor ». Il s’agit donc d’être efficaces dans le traitement des données et de consacrer le temps gagné à développer une vision d’ensemble et une stratégie au-delà des chiffres.

Guillaume Bouchard, chef de la direction de iProspect Canada, explique que pour maximiser l’efficacité numérique, opter pour les solutions technologiques d’un seul fournisseur, autrement dit un single stack, est essentiel. En l’occurrence, les services de Google sont assez complets pour en faire un fournisseur unique de gestion de campagnes numériques et d’analyse des données. Selon le Boston Consulting Group, le single stack permet de gagner en efficacité à hauteur de 33%.

Vous pouvez d’ailleurs visualiser la présentation complète de Guillaume ici.

Adapter le marketing numérique à sa cible

Le marketing numérique peut être plus personalisé ou automatisé, selon les étapes du cycle commercial. En effet, Maxime Dubois, co-fondateur de Altitude-sport.com, explique qu'il préconise un marketing personnalisé pour le site de la marque Altitude Sport (marketing de contenu sur la page Facebook de la marque, blog, etc.) alors que pour son site de liquidation La dernière chasse, le marketing est davantage automatisé (bannières dynamiques, relances de paniers abandonnées, etc). En effet, chaque site web nécessite un certain type de marketing numérique en fonction du type d’expérience client qu’il souhaite livrer.

Quelle plateforme numérique choisir ?

La question des plateformes technologiques a été abordée par Michel Ghoussob, vice-président de U92. Il reconnaît les avantages des plateformes d’e-commerce qui simplifient la tâche du client comme Magento, Sitecore ou Shopify. En effet, ces solutions sont tout à fait adaptées à certains sites de e-commerce. Cependant, une entreprise ayant des besoins particuliers ou une taille conséquente devrait s’orienter vers un développement personnalisé car c’est à la plateforme de s’adapter à la stratégie d’affaire de l’entreprise et non à la stratégie d’affaire de se plier aux contraintes de la plateforme.

3. Le contenu au cœur de la stratégie numérique des détaillants

Tous les détaillants présents au rendez-vous D-tail ont souligné l’importance du contenu de qualité dans leur stratégie de marketing numérique. IGA a ainsi crée la plateforme Wikibouffe. Inspirée de Wikipédia, elle propose aux internautes de contribuer à l’élaboration de recettes et d‘articles sur le thème de la gastronomie et fournit de contenu riche dans l’écosystème de la marque sans directement faire sa promotion.

De son côté, Greats, la start-up de chaussures de sports chics pour hommes née à Brooklyn, a misé sur les réseaux sociaux pour assurer sa croissance. Avec un budget marketing de 0$, elle a obtenu plus de 10 000 abonnés sur Instagram avant même la sortie de son premier produit grâce à du contenu qui n’était pas directement lié à la vente de souliers, mais qui a permis d’établir l’image et les valeurs de Greats.

4. Le numérique, plus qu’un complément au magasin physique

On assiste au développement d’un modèle hybride, à savoir des marques présentes à la fois physiquement et sur le web.

Alain Dumas, directeur principal d’IGA, précise que le site de commerce en ligne d’IGA est un complément des épiceries physiques et que la vente sur le web n’a évidemment pas pour vocation de prendre le dessus sur la vente physique, mais d’offrir un choix de plus au consommateur. Quant aux fondateurs de Bonlook, une lunetterie québécoise, ils expliquent que si leur stratégie était initialement 100% web pour éviter toute friction due aux magasins physiques, ils ont rapidement réalisé que l’essayage des lunettes nécessitait des salles de montre et on donc du renoncer à leur stratégie 100% en ouvrant un espace physique dédié à l’essayage.

De plus, le paradoxe de la révolution numérique est que le consommateur, tout en voulant se libérer du magasin physique, recherche sur le web une expérience la plus proche possible de l’expérience en magasin. Il s’agit donc de lier le plus possible les expériences en ligne et hors ligne.

Finalement, on retiendra que les canaux marketing  hors lignes et en ligne sont de plus en plus liés car les consommateurs optent souvent pour le multicanal de manière transparente avant de passer à l’acte d’achat. Une bonne stratégie numérique consiste à attirer le consommateur et à le fidéliser en lui offrant une expérience client en ligne aussi bonne voire meilleure qu’en magasin.

Cet article a originalement été écrit par Fanny Laveau.

comments powered by Disqus